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Loi 2002 dans le social La loi du 2
janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale
fixe de nouvelles règles relatives aux droits des
personnes. Elle réaffirme la place prépondérante des usagers,
entend promouvoir l’autonomie, la protection des personnes et
l’exercice de leur citoyenneté. Une charte des droits et
libertés de la personne accueillie existait certes
antérieurement, évoquant le droit au respect des liens
familiaux ou à l’exercice des droits civiques… Mais de
nouvelles contraintes pour les établissements sont
apparues : livret d’accueil décrivant l’organisation de
la structure, contrat de séjour définissant les obligations
réciproques, règlement de fonctionnement, conseil de la vie
sociale, personne qualifiée à laquelle tout usager pourra
faire appel pour faire valoir ses droits. En outre, un projet
d’établissement ou de service doit pouvoir présenter les
objectifs généraux poursuivis.
La Loi 2002 s' articule autours de
quatre grands axes :
- renforcer le droit des usagers;
- l' élargissement des
missions de l'action sociale ;
- mieux organiser et coordonner les
différents acteurs du domaine médico-social et social ;
- améliorer la
planification.
Cette loi rappelle, précise et
organise des droits, mais avant tout, elle cherche à assurer
l'accès effectif de ces droits. Pour ce faire, la loi énumère
et rend obligatoire des documents, des instances, des
procédures d' évaluation, des sanctions.
Les droits des
usagers et la loi 2002
L'article 7 assure les droits
généraux à l' usager:
- Le respect de sa dignité, de son
intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa
sécurité ;
- Sous réserve des pouvoirs reconnus
à l'autorité judiciaire et des nécessités liées à la
protection des mineurs en danger, le libre choix entre les
prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le
cadre d'un service à son domicile, soit dans le cadre d'une
admission au sein d'un établissement spécialisé ;
- Une prise en charge et un
accompagnement individualisé de qualité favorisant son
développement, son autonomie et son insertion, adaptés à son
âge et à ses besoins, respectant son consentement éclairé
qui doit systématiquement être recherché lorsque la personne
est apte à exprimer sa volonté et à participer à la
décision. A défaut, le consentement de son représentant
légal doit être recherché ;
- La confidentialité des informations
la concernant ;
- L'accès à toute information ou
document relatif à sa prise en charge, sauf dispositions
législatives contraires ;
- Une information sur ses droits
fondamentaux et les protections particulières légales et
contractuelles dont elle bénéficie, ainsi que sur les voies
de recours à sa disposition ;
- La participation directe ou avec
l'aide de son représentant légal à la conception et à la
mise en oeuvre du projet d'accueil et d'accompagnement qui
la concerne.
Les documents de la loi 2002
- le livret d'accueil doit
permettre au futur "usager" de connaître de façon précise
les services mis à sa disposition.
- la charte des droits et
libertés, porte sur "les principes éthiques et
déontologiques" : non discrimination, droit à une prise en
charge, droit à l' information, le libre choix, droit Ã
renoncer, droit au respect des liens familiaux, droit à la
protection, droit à l' autonomie, droit à la pratique
religieuse, respect de la dignité et de l' intégrité...
- le règlement de fonctionnement
définit "les droits et les obligations de la personne
accueillie. Pour permettre une bonne utilité et une bonne
compréhension de ce document, l' implication des usagers,
surtout pour les établissements d' enfants et d'
adolescents, à la rédaction de ce document pourrait être un
bon moyen de responsabiliser les jeunes face à la violence.
- le contrat de séjour "va
détailler la liste et la nature des prestations offertes
ainsi que leur coût prévisionnel". L' usager doit connaître
le coût de sa prise en charge, ce qui devrait permettre une
plus grande transparence entre l' institution et usager
- le projet d'établissement va
définir les objectifs de l' établissement ou du service
"notamment en matière de coordination, de coopération et d'
évaluation des activités et de la qualité des prestations,
ainsi que les modalités d' organisation et de
fonctionnement". Il est établi pour une durée de cinq ans.
Les instances
introduites par la loi 2002
La loi prévoit deux instances : un
médiateur/conciliateur et le conseil de vie social.
- le médiateur va permettre à la
personne prise en charge dans un établissement de faire
appel à une personne qualifiée pour l' aider dans
différentes démarches
- le Conseil
de la Vie Sociale est
une instance qui va être consultée sur le contenu du
règlement de fonctionnement de l' établissement par le biais
de cette instance.
Les sanctions
La loi prévoit des sanctions
administratives qui peuvent être : le refus d' autorisation ou
de son renouvellement, la fermeture de l' établissement
"lorsque la santé, la sécurité ou le bien être physique ou
moral des personnes bénéficiaires se trouvent compromis".
L'autorité ayant délivré l' autorisation peut aussi intervenir
de manière préventive lorsque des infractions ou des
dysfonctionnements "susceptibles d' affecter la prise en
charge ou l' accompagnement des usagers ou le respect de leurs
droits". Des sanctions sont aussi possibles pour tout ce qui
concerne les outils, c' est à dire les documents obligatoires.
Mieux contrôler est un objectif important de cette loi. Cette
loi prévoit aussi une protection des salariés qui auront
dénoncé des mauvais traitements à la personne accueillie.
L'élargissement des missions
L'article 2 de cette loi s' efforce
de caractériser les grands principes de l' action sociale et
médico-sociale. Elle "tend à promouvoir dans un cadre
interministériel, l' autonomie et la protection des personnes,
la cohésion sociale, l' exercice de la citoyenneté, à prévenir
les exclusions et à en corriger les effets", mais aussi Ã
favoriser la création de nouveaux services ou établissements
en prenant en compte toute variété de prise en charge, de
missions...
Organiser et coordonner
Auparavant, il n' existait aucun
lien entre le schéma départemental et les financeurs. En
effet, il était possible qu'un établissement est une
autorisation quelconque sans pour autant avoir des moyens
financiers nécessaires à son fonctionnement. Aucun délai dans
la réalisation du projet était mentionnée et aucun sanction
n'était prévue s'il n'avait pas abouti. Aujourd'hui la loi
redéfinit les schémas d' organisation social et médico-social.
Elle apporte cinq innovations en matière d' autorisation :
- L' autorisation doit être
compatible avec les objectifs du schéma d' organisation et
répondre aux besoins déterminés par ce schémas
- Les autorisations sont
dorénavant données pour une durée fixée à 15 ans et leur
renouvellement est exclusivement subordonné aux résultats de
l' évaluation externe
- Les demandes d' autorisation
portant sur des établissements de même nature sont reçues au
cours de périodes déterminées afin d' être examinées sans qu
'il soit tenu compte de leur ordre de dépôt.
- La délivrance de l' autorisation
est maintenant subordonnée à l' existence de son
financement.
- L' aménagement des
autorisations est tacitement acquise.
Evaluer les activités
Le législateur avant l' évaluation
veut s' assurer que les droits des usagers sont bien au centre
des préoccupations des professionnels, mais il veut surtout
une maîtrise des dépenses et lutter contre le déficit de la
Sécurité Sociale.
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